vendredi 13 mars 2009

Dilemme sur la guerre juste!

Dilemme d’éthique moral : Une guerre juste est-elle possible?

Les guerres ont toutes sortes de prétextes, mais n'ont jamais qu'une cause : l'armée. Ôtez l'armée, vous ôtez la guerre.

Victor Hugo

Actes et paroles

Je connais maintenant la définition de la guerre : la guerre, c'est la mort des autres. On ne la laisse durer que parce que ce sont les autres qui la font et qui en meurent.

Jean Guéhenno
La mort des autres

Depuis les origines de la civilisation occidentale, la guerre a toujours fait partie intégrante de la vie des citoyens. Autant chez les Grecs, les Romains, les saintes guerres, les guerres coloniales puis les guerres de libération, elle a fait partie intégrale de notre histoire. De plus, la guerre se retrouvait aussi chez plusieurs civilisation non-occidentales, tels les Mongols, les Chinois, les Germaniques, les Aztèques, les Mayas, les Égyptiens, les Perses et beaucoup, beaucoup d’autres. Mais, y’a-t-il une de ces nombreuses guerres qui était juste, ou étaient-elle toutes des œuvres issues de l’impérialisme? Il faut premièrement définir « Qu’est-ce qu’une guerre juste ? ». Une guerre juste serait une guerre non menée à des fins impérialistes ou colonialistes. Ce ne serait pas une guerre d’oppression et une guerre basée sur des intérêts économiques. De plus, dans une guerre juste, les deux forces en affront auraient des effectifs similaires, aucune n’exercerait un rapport de force sur l’autre de quelque façon que ce soit. Il y a un problème à savoir si une guerre peut être justifiée ou non car tout cela dépend de plusieurs facteurs. Premièrement, l’idéologie de chaque personne lui donne une idée différente de la guerre. Ensuite, il faut regarder si les motifs officiels avancés par l’état pour mener cette guerre sont fondés. Par exemple, lors de l’invasion en Irak, les États-Unis ont justifiés leur invasion en disant que l’Irak détenait des armes de destruction massives, ce qui s’est avéré complètement faux. La guerre impérialiste menace grandement les civils, femmes hommes et enfants compris. La guerre, sous de motifs de libération des femmes (comme en Afghanistan par exemple) ne reste que du colonialisme. Si on peut se fier à l’histoire, on peut voir que dans les années 80 s’était installé un régime marxiste-léniniste en Afghanistan, qui prônait l’émancipation des femmes, la scolarité obligatoire et gratuite et une foule d’autres avantages sociaux. Cependant, étant rapproché avec l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques (U.R.S. S.), ce régime ne plaisait pas du tout aux américains, qui financèrent les Moudjahidins (communément appelés combattants de la liberté), ultraconservateurs, et par la suite les talibans, qui prirent le pouvoir et enlevèrent tous les droits aux femmes, les obligeants à se vêtir de la Burka. De nos jours, les américains justifient cette guerre comme la « libération des femmes Afghanes ». On peut donc voir que les « valeurs » changent étrangement vite dépendamment du contexte géopolitique. Il est donc important de distinguer les guerres « justes » des guerres « impérialistes » et coloniales.

Position 1 :

Voici une des positions, plus communes, devant la guerre. Certains gens croient qu’une guerre peut être juste. Plusieurs facteurs peuvent justifier cette pensée. Premièrement, si nous faisons une guerre dans le but d’aider un peuple étranger à se libérer d’envahisseurs étrangers, ce ne peut qu’être juste car nous venons en aide à une population incapable de se défendre. Nous aidons les femmes et les enfants de ces populations car ce sont les majeures victimes des viols de guerres perpétués par les envahisseurs. En tant que puissance mondiale, c’est notre « devoir » et notre « obligation » d’y aller, au nom du bien commun. De toute façon, la guerre a toujours été présente depuis le début de l’humanité. Une guerre est aussi juste si elle est nous protège d’un ennemi. Par exemple, si nous nous faisons attaquer et que nous nous défendons, c’est tout à fait légitime. Sans armée, nous ne pourrions jamais nous protéger des envahisseurs. Lorsqu’un groupe d’individus ou un peuple brime les droits fondamentaux d’un autre peuple, il est nécessaire d’appuyer le groupe brimé dans ses droits.

Position 2 :

Les partisans de la deuxième position se font plus rares. Une guerre ne peut pas être juste, car dans toute guerre, il y a toujours un groupe qui souffre de celle-ci. Une guerre impérialiste n’a rien à voir avec les intérêts de la population concernée. Trop souvent les occidentaux sont partis en guerre au nom de la liberté, alors que ces guerres ne servaient qu’à soit : désarmer une puissance en devenir, étendre l’idéologie dominante, coloniser ou asservir une population. Le concept de guerre juste est totalement erronée, excepté si cette « guerre » n’a rien de violent, d’armée, d’impérialiste et de colonialisme, et si la guerre rencontre tous ces critères, ce n’est plus une guerre, c’est de l’aide humanitaire. Tant qu’à questionner les guerres, pourquoi ne pas questionner le fait de posséder une armée? Beaucoup de sociétés ont vécu ou vivent encore sans armée, et cela ne fait pas d’eux des victimes des puissances étrangères pour autant. Une guerre pourrait, d’une façon, être juste, si elle est souhaitée par la population vivant à l’endroit où elle à lieu. (Par exemple, si les Afghan demandaient haut et fort qu’ils voulaient notre aide, ce qui n’est pas le cas.)

Valeurs pour le concept de guerre juste :

Les gens qui appuient le concept de guerre juste se fient notamment à des valeurs vitales, telles que la santé et la sécurité des « victimes ». De plus, les motifs derrière la guerre peuvent avoir une valeur monétaire, c’est-à-dire de richesse. En protégeant un pays possédant de multiples richesses naturelles, vous lui créez une sorte de dette envers vous, et il devra vous vendre ses ressources à bas prix. Une guerre, pour bien la vendre à la population, doit renfermer des valeurs esthétiques. C’est-à-dire, montrer de beaux et courageux soldats, fusil à la main, saluant le drapeau Canadien (ou Américain). Ces valeurs de beauté et de bravoure sont très vendeuses. Une autre valeur pouvant motiver les « pro-guerre » est la valeur « religieuse ». En effet, au sein de la civilisation occidentale, nous héritons du prosélytisme de la religion judéo-chrétienne, et il y a toujours une brebis égarée à ramener dans la bonne direction, c’est-à-dire vers le catholicisme.

Valeurs contre le concept de guerre juste :

À l’instar des pro-guerres, les anti-guerres, ou les gens contre le concept de guerre juste luttent aussi pour des valeurs vitales, telles que la santé et le droit à la vie. Ils croient qu’une guerre tue et blesse beaucoup plus de « dommages collatéraux » que d’ennemis réels. Les opposants à la guerre détiennent aussi des valeurs d’harmonie avec les autres et avec soi-même. En effet, ils croient que de « libérer » un pays en l’occupant militairement détruit grandement l’harmonie au sein de ce pays et chez tous les peuples qui y habitent. Ensuite, les tenants du pacifisme s’expliqueront en disant souhaiter préserver les valeurs intellectuelles de la société « ennemie ». Par exemple, la culture, l’instruction, l’accomplissement et le plus important, la vérité. La vérité n’est pas possible dans un conflit armé, selon les pacifistes. Une autre très bonne valeur ancrée chez les pacifistes est la notion d’égalité. En effet, pour eux, prôner un discours égalitaire, tout en réduisant au silence les nations résistantes est un double message. Cette valeur est en lien étroit avec la quête de vérité. La justice est une autre valeur chez les pacifistes, bien que les pro-guerres l’exhibent beaucoup plus. La justice empêche tout groupe ou nation de violer les droits fondamentaux de quiconque. (Ce qui n’est pas la justice des pro-guerres) Intégrité, respect et liberté sont toutes trois des valeurs primordiales chez les anti-guerres. Comment prôner la liberté, l’intégrité et le respect en tuant des civils par milliers et en violant des femmes? Finalement, la dernière valeur et selon moi, la plus importante pour les pacifiste est la solidarité. La solidarité se résume à ne pas laisser des atrocités se commettre devant nos yeux, où de l’autre côté de l’océan. La solidarité, c’est s’opposer aux guerres, pour les pacifistes.

Prise de position :

Tout comme le texte le laisse présumer, je suis clairement anti-guerre. Je ne crois pas qu’une guerre peut être juste et respecter des valeurs d’égalité, de solidarité et de respect. Comme expliqué au début, une guerre juste doit être « voulue » et « acceptée » par la nation envahie. Sinon, cela se résume à de l’impérialisme et à du simple prosélytisme. Les gens qui adhèrent à la première position, c’est-à-dire, qui croient à la possibilité d’une guerre juste sont tout à fait justifiables, car en vérité cela leur provient tout droit de leur héritage occidental de colonisateur et d’impérialiste. Croire aider les femmes et les enfants (Regardez! Nous mettons la femme dans le même « panier » que l’enfant, afin de l’infantiliser et de la rendre vulnérable) en leur livrant une guerre est assez paradoxal, considérant que l’occident se fout très bien de la condition féminine. De plus, nous ne faisons que « radicaliser » les gens que nous cherchons à détruire. Si ces gens résistent contre nous, nous les traitons automatiquement de terroristes, ce qui légitimise leur annihilation. Je ne suis pas en train de défendre lesdits terroristes, mais je crois que les extrêmes se renforcent par l’oppression. Toute résistance est une lutte contre l’oppression, et l’histoire a toujours été une histoire de rapport oppresseur-oppressé. Je suis donc contre la guerre et je ne crois pas qu’une guerre juste puisse exister.

mercredi 4 mars 2009

AVOIR LA FOI (partie 1)

Pour ceux qui ont la foi en la sainte armée et sa sainte technologie et qui prétendent que l’Afghanistan pourra bientôt être autonome sur le plan de la sécurité :

Selon un article paru le 20 février 2009 sur www.rabble.ca, on estime à 3,5 milliards (3 500 millions) de dollars U.S. le coût annuel du plan d’amélioration des forces armées et des forces policières afghannes, alors que le revenu annuel du gouvernement afghan serait de 685 millions de dollars U.S. !! En plus de la « sécurité », le budget du gouvernement doit normalement servir à payer certains services publics et des salaires d’élus et d’employés. Oui, il est vraiment grand le mystère de la foi !

Coacteur

lundi 2 mars 2009

Allumez des lampions, ça presse !!

Un article du journal Le Devoir du 2 mars 2009 cite ainsi notre premier sinistre: «Nous ne remporterons pas cette guerre en restant simplement présents là-bas, a dit le premier ministre. Mon propre jugement, très franchement, c'est que nous ne battrons jamais cette insurrection.» Non mais je rêve !!! Il y a longtemps que je n’ai pas entendu une phrase aussi intelligente venant de ce gouvernement. Il faut allumer des lampions !! (Il doit y avoir quelque chose de louche en-dessous de ce soudain éclair de lucidité ?)

Coacteur

jeudi 19 février 2009

Obama et l'Afghanistan

Voici un article (éditorial) publié dans le Devoir le 12 janvier dernier et qui prend un sens particulier cette semaine avec la visite de M. Obama à Ottawa:


La folie afghane d'Obama
Joh n R. MacAr thur
Édition du lundi 12 janvier 2009

Cela peut paraître bizarre, mais lorsque j'ai appris que les États -Unis allaient doubler leurs
troupes en Afghanistan, mes sympathies sont allées à Paris, au Québec et aux familles de
soldats francophones, plutôt qu'à celles de mon propre pays. Au fond, je plains ces pauvres
gens qui n'ont sûrement pas choisi de voir périr leurs proches sur le sol meurtrier de
Kandahar et de Kaboul dans cette dernière folie américaine.

Les États -Unis, par contre, ont nettement fait un choix avec l'élection de Barack Obama.
Celui-ci n'a jamais caché son intention d'agrandir le théâtre de guerre dans un pays
musulman historiquement hostile à toute intervention occidentale, bien qu'il ait surtout
proclamé dans sa campagne le «changement » de la politique étrangère belliqueuse des
États-Unis. Une large part de son soutien venait, rappelons-le, du camp antiguerre,
toujours furieux de l'appui accordé par Hillary Clinton à l'invasion de l'Irak.

Il fallait chercher pour percevoir une vraie différence de vue sur les grandes questions
d'engagement militaire outre-mer dans le débat entre Obama et John McCain. Le seul
contraste portait sur le lieu et non sur l'envergure de ces engagements. McCain voulait
mener une impitoyable «guerre contre le terrorisme» dans les ruelles urbaines de Fallouja
et de Mossoul, tandis qu'Obama préférait, apparemment, que l'affrontement ait lieu dans
des régions plus rurales et montagneuses.

Pour atteindre le niveau prévu de 60 000 soldats américains en Afghanistan d'ici à l'été
prochain, il faudra y transférer des milliers de soldats présentement postés en Irak. Quelle
terrible ironie! D'une occupation à une autre, les États-Unis n'ont pas encore appris que
toute forme d'intervention militaire dans des guerres civiles tend à aggraver la situation
plutôt qu'à l'améliorer.

Les talibans n'accepteront jamais la théologie wilsonienne (dont les deux piliers sont
autodétermination et démocratie), et la chasse à al-Qaïda en Afghanistan dans les tribus
en conflit (chacune farouchement indépendante) sera totalement inutile. Peu importe! Le
choix de Hillary Clinton comme secrétaire d'État -- ainsi que celui de James Jones comme
conseiller à la Sécurité nationale et la rétention de William Gates au Pentagone -- implique
la continuité avec la politique bushienne au lieu de la rupture. Ayant souvent prôné la
négociation au lieu de la confrontation violente au long de sa lutte contre Hillary --
justement pour se présenter comme candidat plus réfléchi que sa rivale --, voilà qu'Obama
a retourné sa veste et s'est adressé à des penseurs ultraconventionnels, voire d'une
agressivité orthodoxe et d'une croyance presque naïve en l'efficacité de l'armée et de la
marine américaine. Avec Hillary à la tête de la diplomatie, on dirait qu'Obama se moque
carrément de la gauche antiguerre. Comme l'a si bien dit Max Boot, néoconservateur
redoutable, le choix de Clinton, Jones et Gates «aurait facilement pu venir d'un président
McCain».

Si la décision d'intervenir en Afghanistan se confirme à Washington, que feront Ottawa et
Paris? En principe, rien n'oblige les gouvernements canadiens et français à adhérer aux
idées reçues de la nouvelle administration américaine sur sa chère doctrine «anti-insurgés»

discréditée notamment en Algérie, en Malaisie, au Vietnam et, bien sûr, en Afghanistan
lors des occupations ratées de la Grande-Bretagne au XIXe siècle et de l'Union soviétique
au XXe.

Je connais bien l'engagement traditionnel -- et admirable -- du Canada pour le maintien de
la paix sous les auspices de l'ONU. Seulement, il faudrait être aveugle pour se convaincre
que la mission «humanitaire» menée par l'OTAN au nom du Conseil de sécurité est
sincèrement destinée à quoi que ce soit d'autre qu'à une guerre offensive contre les
talibans et leur ancien hôte, Oussama ben Laden, aujourd'hui probablement caché dans les
régions sauvages du Pakistan, ou peut -être même flânant en costume sur les grands
boulevards de Paris.

En attendant, on peut être certain que les 2500 soldats de l'armée canadienne
actuellement à Kandahar ne sont pas vus comme des «peacekeepers» par les nombreuses
victimes civiles de bombardements américains et britanniques, aujourd'hui estimés à plus
de 6000 morts depuis l'invasion américaine en 2001. La complaisance officielle de l'ONU
pour les opérations «antiterroristes » de l'OTAN soulagera peut -être la conscience du
peuple canadien, mais cela n'excuse pas la perte d'un enfant ou d'une mère de famille, les
corps déchirés par des bombes à fragmentation.

Pour la France, la situation est plus complexe. Il y a chez le président Sarkozy un désir,
parfois vaniteux, de se présenter sur la scène internationale comme un allié égal aux
États-Unis. En outre, le président français a tendance à trop s'excuser devant Washington
pour la conduite du Quai d'Orsay et de son rival, Dominique de Villepin, alors que Villepin
n'avait rien à se reprocher. Au contraire, Villepin et son patron, Jacques Chirac, ont
restauré une bonne partie de la dignité française (abîmée par la collaboration durant la
Seconde Guerre mondiale) lorsqu'ils se sont opposés à l'attaque désastreuse et cruelle de
l'Amérique contre Saddam Hussein. Les 4,7 millions de réfugiés irakiens, ainsi que les 90
000 civils morts, témoignent de la sagesse de l'ancien gouvernement français.

Vers le début du printemps, au moment où le président Obama et son secrétaire d'État
feront la demande officielle aux membres de l'OTAN de renforcer leurs troupes en
Afghanistan, ne serait-ce pas le bon moment de dire non? Eh bien, oui. S'ils le pouvaient,
les 14 000 soldats de l'Armée rouge qui sont morts dans la guerre contre les talibans, ainsi
que les centaines de milliers d'Afghans tués dans le feu croisé, y ajouteraient leur voix.

jeudi 12 février 2009

Table ronde sur le conflit à gaza

Le RID et le comité de solidarité internationale de Drummondville organisent une table ronde sur la crise à gaza. Invités : Gilbert Corniglion, travailleur humanitaire et
Yakov M. Rabkin, professeur en histoire à l'université de Montréal.
Vous êtes invités à venir discuter de solutions pour mener la paix dans ce coin du monde.

Joe

mardi 27 janvier 2009

Création du Blog

Voilà, un nouveau groupe anti-militariste et pour la paix vient de naître. Forces Désarmées à pour objectif de sensibiliser et de mobiliser les citoyens de Drummondville aux enjeux reliés au militarisme, plus particulièrement à la guerre impérialiste que le Canada mène présentement en Afghanistan. De nouveaux messages viendront rapidement!